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    Déjeuner du jury, le 23 juin 2005

    Vingt ans d'engagement

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    Auteur : AAE ENSAD Publié le 18 mai 2016


    J’ai connu l’Association des Anciens Elèves de l’ENSAD alors que j’étais encore élève, nous sommes à la fin des années 50 début des années 60. C’est au titre de président du BDE, Grand Massier, que je fus invité aux réunions du Conseil d’Administration de l’association. A cette époque Max Ingrand était président, René Part Secrétaire Général. Participaient à certaines réunions de l’association, Eugène Claudius-Petit, Raymond Subes , Michel Mastorakis, Renée Roos Toupet et Jacques Adnet, entre autres. Puis il y eu la présidence de Pierre Gautier Delaye, décorateur de renom. Il obtient le concours de quelques industriels pour agencer le local de l’association sur un projet d’Etienne Fermigier, au rez de chaussée de la rue d’Ulm entre le bureau de la Grande Masse et le bar. Une secrétaire permanente faisait le lien entre l’association et les élèves, principalement pour les offres d’emploi. Beaucoup d’entre nous se souviennent de Caroline.

    En 1965 Gautier Delaye fédère autour de lui Jules Verger, Raymond Subes, Max Ingrand, Renée Roose-Toupet, pour acquérir au nom de l’association 4 ateliers à la Cité Internationale des Arts, par la souscription du 1% de l’époque.

    1968 eu raison de l’Association. Siméon Colin asuma la charge de président jusqu’en 1970, remplacé par René Part et de nouveau plus rien pendant quelques années.

    Dans les années 80, convaincus que l’association des anciens était un élément important pour le futur des élèves et le rayonnement de l’Ecole, avec Renée Roose Toupet nous avons provoqué une réunion avec quelques anciens, dont Michel Mastorakis, Marius Petit, Alain Richard, Pierre Guariche et quelques autres. S’ensuivit une Assemblée Générale au cours de laquelle Martine Collet-Chabas reprit la présidence de l’association avec Jean-Didier Wolfrom et Bernard Gruet . De belles manifestations furent organisées, mais après trois ans de nouveau le silence.

    Professeur d’architecture intérieure à l’Ecole, j’apprends qu’un élève de communication visuelle Olivier Frampas a préparé son mémoire de diplôme sur l’association des anciens, alors inexistante et qu’Elisabeth Fleury, directrice adjointe, est très intéressée par ce travail. Je sens alors que le moment est venu de remettre à l’ordre du jour le renouveau de l’association et que j’aurai le soutien de la direction, en la personne de Richard Peduzzi et d’Elisabeth Fleury, pour mener à bien cette tâche supplémentaire.

    Autre hasard, au même moment Katherine Margaritis me contacte pour organiser une exposition sur les années 60 dont elle avait le projet. La rencontre avec Katherine fut déterminante pour me lancer dans l’aventure.

    Tout fut décidé lors d’un dîner chez Katherine auquel j’avais convié Daniel Arnaud et, elle, Bob Elia. Daniel étant à la tête d’une agence d’architecture prospère me semblait tout désigné pour devenir un bon trésorier, alors que Bob et Katherine, d’énormes talents, auraient des rôles moins techniques.

    Martine Collet-Chabas, ancienne présidente, nous mit en rapport avec Bernard Gruet qui, en tant qu’ancien secrétaire général, avait gardé les listings des membres.

    Après avoir exploité nos carnets d’adresses, le 27 mars 1996 nous réunissions nos amis, environ 150, à l’amphi Rodin. En nous appuyant sur les anciens statuts nous tenions une assemblée générale au cours de laquelle le conseil d’administration et moi-même furent élus à mains levées.

    20 années se sont écoulées, Laurent Marty , est Président depuis 7 ans.

    Il aura suffit de quelques personnes pour créer les turbulences que nous rencontrons aujourd’hui. Marc Partouche après nous avoir évincé au mépris de toute notre histoire a encouragé la création d’une autre association plus conforme à ses desseins. L’un de nos enjeux est de faire respecter notre légitimité, conscients que nous portons la mémoire, l’esprit et la tradition de l’Ecole. Nous devons continuer d’avancer et de développer ce qui jusque là a toujours été la justification de l’association à savoir la maintenance et le développement d’un réseau au service des générations en devenir.

    La coexistance de deux associations n’est acceptable que si elle est assortie d’une égalité de droits et de moyens, ce qui n’est pas le cas actuellement. Les nombreux courriers adressés à la Direction, jusqu’au Conseil d’Administration de l’Ecole, sont restés sans réponse. Comme si une guerre d’usure était déclarée et que nous ignorer était le meilleur moyen de nous faire disparaître. Nous ne l’entendons pas ainsi et notre volonté d’agir et de perdurer en dépit de l’injustice qui nous est faite est chaque jour renforcée.
    Gaston Dietschy